mardi 10 mars 2015

Les Animaux malades de la peste, texte



Les Animaux malades de la peste.  Jean de La Fontaine

1-Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
5-Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
10-Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
15-Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
20-Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
25-Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
30-Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
35-Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
40-Qu'il était digne de tous maux,
  Étantde ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
45-Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Âne vint à son tour et dit : J'ai souvenance
50-Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
55-A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
60-Manger l'herbe d'autrui ! Quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
64-Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

les Animaux malades de la peste : fiche récapitulative



 « Les Animaux malades de la peste » Fables, Jean de LA FONTAINE,  (VII, 1)


Introduction :
Jean de La Fontaine a écrit deux recueils de fables divisés en livres. Le premier, publié en 1668, est dédicacé au Dauphin et le deuxième est publié en 1678. La fable prête à l’animal les qualités et les défauts de l’homme et le monde animal crée par La Fontaine est la représentation de la société du XVIIème siècle. Cela lui permet tout en évitant la censure  de critiquer certains comportements humains, le roi et sa cour. Ici, il s’agit de « Les Animaux malade de la peste ». C’est une fable issue du deuxième recueil du livre 7.

Une fable distrayante : alternance rythmée de récit et de dialogues. Plusieurs personnages
prennent la parole. Différentes tonalités (ironie, tragédie)
La situation initiale est présentée comme un conte mythologique. La peste est présentée comme un fléau terrible (auquel les lecteurs du XVIIème ont souvent été confrontés : plusieurs régions sont touchées par des épidémies durant le XVIIème.) La peste est définie par deux appositions avant d'être nommée, ce qui crée une attente progressive, pressante en gradation.

Personnification de la Peste : v.6 « faisait aux animaux la guerre », v.5 « capable d’enrichir en un jour l’Achéron ». La Fontaine la présente comme un monstre mythologique qui pervertit tous les rapports habituels entre les animaux. v11-12« Ni loups ni Renards n’épiaient/La douce et l’innocente proie. », v13 : « les tourterelles se fuyaient »

Registre tragique :
- Allitération en r : « répand, terreur, guerre »
- Hyperbole, vocabulaire violent, rimes masculines (fureur, terreur) : dureté
- Idée du destin,  Ciel ('Mal que le ciel en sa fureur. Inventa pour punir' : Dieu envoie un châtiment aux Hommes). Achéron référence aux enfers antiques,)
- 'les tourterelles se fuyaient : symbole de l'amour'
• Évocation nostalgique (imparfait), d'un temps normal sans peste mais où le loup mange la douce et innocente proie. Le souvenir annonce le présage qu'on sacrifiera encore l'innocent.

Des animaux qui représentent implicitement les Hommes :
Cadre de la scène : procès tribunal (champ lexical de la justice), intervention : plaidoyer, réquisitoire (Prise de parole par ordre hiérarchique (du plus puissant au plus faible))

Lion : roi, pouvoir, puissant, féroce, habile, intelligent, 'Le lion tint conseil': définit règles du jeu.
Renard : Le courtisan flatteur et hypocrite.
 Loup : beau parleur ('quelque peu clerc, prouva par sa harangue'), prononce le réquisitoire et accable l'âne pour ne pas avoir à s'accuser ensuite + insulte = cruauté (discours indirect libre)
Tigre et Ours : puissance, représentent la société aristocratique
Âne : bêtise, naïveté, honnêteté  « douce et innocente proie »
 Dans le discours élogieux du renard les moutons sont les représentants du 'bas peuple', profondément méprisé, et que l'on peut impunément exploiter.
·         Les différents intervenants : Le Lion d’abord, le Renard, l’Âne et enfin le Loup.
Le discours du Lion : Le Lion représente le pouvoir et parle en conséquence. Son ton est solennel mais son discours cherche l’approbation du public « Mes chers amis »v.15
Il exhorte chacun à confesser ses fautes pour que le coupable puisse faire office de sacrifice. Il utilise intelligemment la première personne du pluriel : v23-24 : « Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence/l’état de notre conscience »
Comme il le préconise pour les autres, il se confesse : « j’ai dévoré force moutons » mais paradoxalement la conclusion de cette confession ne semble pas le désigner comme le plus coupable… Peut-être que sa position royale impressionne les autres animaux et même la cruauté dont il fait preuve terrorise ses sujets… Il aime impressionner son public en affirmant même avoir parfois dévoré le Berger. La rupture métrique  (vers de 3 syllabes) v29 « le Berger » met en valeur ce nom et du même coup l’énormité de son péché. Le discours du Lion paraît logique mais il n’est en fait qu’une manœuvre pour contraindre les autres animaux de se désigner eux-mêmes.

Le discours du Renard : ruse, flatte, relativise le péché du roi. Le Renard se garde bien de faire son examen de conscience et maintient son discours dans la flatterie la plus exagérée : v38 «Vous leur fîtes en les croquant beaucoup d’honneur ». La stratégie s’avère efficace : il  prend la parole et ne répond pas à la question. Il n’utilise d’ailleurs jamais la 1ère personne du singulier.  Les sonorités du discours sont grinçantes : allitérations de [s] et[ r], ainsi qu’une assonance en [ i] confèrent au discours une extraordinaire hypocrisie.
 Le discours de l’Âne
• Par opposition à tous les autres animaux cités, l'Âne n'est pas un prédateur. Psychologiquement naïf, il prend au sérieux le discours du Roi, ignore la règle du jeu des courtisans. Il est honnête, mais un peu ridicule dans son sérieux.
• Sa 1ère faute est de vouloir imiter les grands: "L'âne vint à son tour, et dit:" Il utilise la même structure de présentation du Lion.
• Mais absence de connecteurs : donc absence d'analyse de la situation, il se contente de raconter les faits d'un souvenir : naïveté
• Il se rend lui-même coupable (v 54, d'avoir été tenté par le Diable)
• L'allusion au Diable et le pré de moines (les plus gros propriétaires fonciers de l'époque) ainsi que l'idée de gourmandise, intensifie sa faute : c’est le Ciel qui se venge, c'est donc lui le coupable
• Ses paroles sont prononcées dans un climat apparemment serein, ouvert. L'âne, rassuré et naïf, parle franchement.
• La Fontaine ici n'a pas recherché de rupture, mais une harmonie entre le personnage et sa parole. L'âne parle comme il est, sans masque.
• Surprise : réaction commune et immédiate de la foule: "à ces mots on cria haro". Le bouc émissaire est trouvé, (même empressement et unanimité qu'au vers 43)

Critique et ironie du fabuliste :
 'Sa peccadille (=petit péché, le loup dirait « crime abominable ») fut jugé un cas pendable' : opposition entre sa faute légère et sa conséquence tranchante . Discours indirect libre : c’est le Loup qui prononce ces paroles mais elles peuvent être endossées par le fabuliste qui lui utilise alors l’ironie : v59-60  'Manger l'herbe d'autrui ! Quel crime abominable'
La Fontaine critique clairement les puissants qui se dépêchent de s’exonérer de leurs fautes, il critique aussi les courtisans qui feignant de se conformer à la morale se gardent bien de faire leur examen de conscience. Cependant, La Fontaine raille également les petits qui naïvement prennent au sérieux les discours des puissants et ne peuvent pas ainsi faire reculer l’injustice.

Conclusion :  Par cette fable cruelle, le poète dénonce l’injustice criante de la société dans laquelle il vit mais y parvient par le détour. Il ne fait preuve d’aucune naïveté puisqu’il emploie les figures animales qui ne sont que les images des puissants, des flatteurs et du peuple. Ceux qui s’en offusquent se reconnaissent alors et se tournent en ridicule. La Fontaine ainsi dénonce efficacement l’injustice.







Questions envisageables pour l'oral.

 Cette fable est-elle morale ?
 Comment s’exprime l’art de la fable ?
 En quoi cette fable est-elle un apologue ?
 En quoi cette fable est-elle satirique ?
 Etudiez le mélange des registres - et leur portée - dans cette fable.
 Expliquez pourquoi cette fable correspond parfaitement au principe "instruire en plaisant" si       cher à La Fontaine.
 Que nous montre la comparaison des discours de l’Âne et du Renard ?
 Quels sont les procédés de la dénonciation dans cette fable ?




dimanche 1 mars 2015

Complément explication Les Liaisons dangereuses.

L’incipit d’un roman épistolaire
·         La lettre donne au roman un accent d’authenticité qui permet d’éviter le reproche souvent fait au roman d’être un genre artificiel.
·         Le genre de la lettre permet de donner différentes informations qui relèvent de l’incipit romanesque, en précisant des indications de nom ( Cécile Volanges, un des personnages importants du roman, qui est la proie des libertins), de date ( l’histoire se passe au XVIIIème), de lieu (Paris),  de milieu (un milieu mondain)

·         La composition de la lettre met l’accent sur une thématique importante des Liaisons dangereuses , celle de la distinction en l’être et le paraître dans la société aristocratique du XVIIIème. La lettre est construite en deux parties : d’ abord Cécile évoque  les premiers moments de sa nouvelle vie, puis elle fait le récit d’un quiproquo comique : elle a pris un cordonnier pour son futur mari, anecdote qui montre à quel point elle n’est pas armée pour comprendre le monde ! Ce quiproquo renvoie à l’aveuglement des personnages de victimes qui ne comprennent pas que les libertins dont ils sont la proie sont autres que ce qu’ils paraissent être.

Fiche récapitulative Excipit, l'Etranger de Camus

Fiche récapitulative : Camus, L’Etranger, excipit, à partir de « Alors, je ne sais pas pourquoi… » jusqu’à la fin.


 l’Étranger est un roman d’Albert Camus qui retrace une partie de la vie de Meursault, personnage-narrateur, personnage étrange et étranger aux conventions sociales, qui a été conduit  à tuer un arabe, et qui est condamné à mort. Peu de temps avant son exécution, un aumônier entre dans sa cellule et voudrait lui parler d’amour divin et de repentir. Mais ses paroles mettent Meursault hors de lui. Après une longue et terrible révolte contre lui, Meursault a paradoxalement, avant mourir la capacité d’éprouver un sentiment de bonheur et d’en avoir une pleine conscience.
Nous tenterons donc de voir comment, par sa révolte et sa prise de conscience  de toute l’absurdité de la condition humaine, Meursault parvient à la paix et à une forme de bonheur.




Une construction très rigoureuse

·         Construction en deux parties, très nettement séparées dans l’extrait : « alors, … » et « lui parti, j’ai retrouvé mon calme » qui s’articulent autour de la présence et de l’absence de l’aumônier.
·         Deux narrations très différentes. La première partie au Discours indirect libre fait entendre toute la révolte de Meursault contre l’aumônier, et la seconde prend la forme d’une méditation lyrique sur la paix et le bonheur.



Une révolte libératrice


·         La révolte est violente : les expressions très fortes  « crier à plein       gosier », « déversais sur lui tout le fond de mon cœur »,  « bondissements mêlés de joie et de colère », « j’étouffais en criant ceci » en témoignent.
·         Elle et aussi libératrice : Meursault commente lui-même sa colère comme la condition d’une délivrance « comme si cette grande colère m’avait purgé du mal, vidé d’espoir », et la répétition de « pour la première fois » en seconde partie montre l’accès à un état de conscience nouveau.
·         Elle est présente dans les derniers mots du texte, avec « les cris de haine » qui signifient que Meursault meurt révolté contre les hommes.



L’affirmation de soi


·         Cette affirmation de soi est perceptible avec  la très forte présence de la première personne : « Moi, j’avais l’air », « Mais j’étais sûr de moi », « Oui, je n’avais que cela ».
·         Elle s’exprime aussi dans la conscience, la réflexion  du personnage sur son existence présente et passée : «  J’avais eu raison », « la merveilleuse paix entrait en moi comme une marée », « j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore ».



La libération de Meursault est perceptible dans son rapport nouveau avec le temps

·         Tout au long du roman, nous avons vu que Meursault était sans arrêt prisonnier d’un temps limité  au temps présent et au passé ou futur très proche.
·         Ici, pour la première fois, le narrateur envisage sa vie dans un champ temporel beaucoup plus large, emploie le plus-que-parfait, évoque un futur : « du fond de mon avenir… ». Au moment de mourir, sa vie prend une importance dans le temps encore inédite,  avec l’ image du « souffle obscur » qui « remonte » du futur.
·         Il semble que les trois temporalités se mélangent alors, se confondent dans un instant présent qui englobe tous les temps. Rien d’étonnant qu’il se sente « prêt à tout revivre » : il en a la possibilité, dans ce nouvel étirement infini du temps.


Cette libération est perceptible aussi dans le refus assumé, conscient des certitudes communes des hommes

·       Il affirme que les certitudes de l’aumônier ne sont que des postures vaines et illusoires: « il avait l’air si certain, n’est-ce pas ? Pourtant, aucune de ses certitudes ne valait un cheveu de femme ». « Il n’était pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort ». Derrière l’évidente critique des dogmes religieux et particulièrement catholiques, on a aussi la critique de toute forme de certitude a priori, de tout dogme, dans quelque domaine que ce soit.
·        Contrairement à l’opinion commune, Meursault récuse toute échelle de valeur. « Le chien de  Salamano valait autant que sa femme », « Il n’y avait que des privilégiés ». Les comparatifs d’égalité en témoignent : « autant que », « aussi que ». Meursault récuse donc aussi toute forme de jugement moral, comme le montre l’anaphore de « Qu’importait ».
·      Meursault  réutilise le vocabulaire du prêtre : « élire », « frères », « destin », « privilégiés », mais pour montrer que la religion est  inutile face à la mort.Le fait de penser  cette réalité permet donc enfin à Meursault de s’affirmer pleinement : « Mais j’étais sûr de moi, sûr de tout, plus sûr que lui, sûr de cette vie et de cette mort qui allait venir ». Cette lucidité, ce savoir enfin inébranlable procure alors à Meursault un sentiment de force.
·      Meursault  s’endort, et se réveille « avec des étoiles sur le visage ». Ne peut-on pas lire ici une forme de mort et de renaissance symboliques ?


La possibilité du bonheur

·         Ce qui, finalement, rapproche la mère et le fils, c’est la découverte d’un bonheur qui, à la fin de leur vie, leur a été commun, c’est aussi la conscience que la proximité de la mort montre tout le prix du seul bonheur possible : le bonheur terrestre.
·         Le bonheur passe   par l’acceptation de la mort, qui est désignée par des euphémismes « des départs pour un autre monde », « où des vies s’éteignaient », pour montrer qu’elle n’a rien de terrorisant, et peut paraître douce  aussi, par l’acceptation de la finitude, de l’absurdité de la vie « toute cette vie absurde que j’avais menée ». Il passe aussi par  la révolte salvatrice contre les jugements des hommes.
·         Il trouve sa forme dans un attachement à la plénitude des sensations. Après son court sommeil, c’est toute la nature que Meursault  redécouvre par les sens : « des bruits de campagne », « des odeurs de nuit, de terre et de sel », « comme une marée ».
·         Mais il se découvre surtout comme faisant partie intégrante de ce monde. Ainsi le montrent les harmonies  entre les éléments et lui : les odeurs « rafraîchissaient [ses] tempes », « les étoiles sur [son] visage », la nuit qui « entrait en [lui] comme une marée ». Cette communion absolue avec la nature relève d’un lyrisme cosmique. Meursault se retrouve alors lié charnellement, sensuellement au monde: « de l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin ». 


Conclusion : Dans ses Carnets, Camus écrit : « La mort ! À continuer ainsi, je finirai bien par mourir heureux ». C’est ce paradoxe que l’on retrouve de manière évidente dans notre épilogue, ainsi qu’un autre également présent dans les Carnets : « Pessimiste quant à la condition humaine, mais optimiste quant à l’homme ». Ces deux citations résument l’essentiel de notre texte. C’est à travers la révolte, la colère, la violence que l’homme découvre l’absurdité de la condition humaine et la possibilité d’un bonheur terrestre.


Questions envisageables :
Comment ce passage témoigne-t-il de l’évolution de Meursault au cours du roman ?
En quoi peut-on dire que le héros meurt révolté?

Comment Meursault découvre-t-il la possibilité du bonheur ?